

Dans une France peu alphabétisée au 15e siècle, le Briançonnais et le Queyras apparaissent comme des îlots de culture écrite. Chaque année, pour la saison d’hiver, les villageois recrutaient un « magister ». Il portait des plumes à son chapeau, une plume = le français, deux plumes = le français et le calcul, trois plumes = le latin en plus. Ainsi, les hommes et les femmes savaient pratiquement tous signer et ils avaient un véritable goût pour l’écrit.
Cette forme d’enseignement a disparu à partir de 1840.
Le patrimoine religieux du Queyras est qualifié de discret, mais il porte tout de même les cicatrices des guerres de religion. C’est un pays de contraste aux fortes traditions culturelles et populaires, en témoigne les pèlerinages.
L’architecture religieuse, sous influence Lombarde, est souvent rustique, variée et vernaculaire (marbre, bois et lauzes). Un certain nombre d’édifices ont disparu ou sont en ruine. D’autres ont pu être recensés grâce aux relevés cadastraux de 1831.
Jusqu’à la fin du 19e siècle, le Queyras avait une tradition fromagère est pastorale très intense. Les habitants montaient les bêtes dans les alpages en été, et la vie en estive s’axait principalement sur la production et la transformation du lait. Des fromages faits à partir de lait de vaches, de brebis et de chèvres. Fabriqués à partir de lait cru, les bleus et les tommes sont les plus classiques, il sont affinés et vendus sur place dans plusieurs fromageries du Queyras.