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| ABRIES-RISTOLAS
"Je
chanterai toujours comme le troubadour,
Le père suant, soufflant, tout
courbé sur l'andain,
Le fils sur
les alpages à trousser le regain.
Queyras de dur labeur et de pain quotidien. "
D'après Hubert Leconte
A
Abriès avaient lieu
au moyen âge ces foires
et marchés qui faisaient
la prospérité de
ses habitants.
La halle construite
au temps d'Henri IV, dont
seuls les arcs de la façade
visibles à l'office
du tourisme, ont été conservés,
témoigne de cette
opulence.
Le commerce par
les cols, de brebis notamment, était
intense avec les vallées
d'outre-mont, mais la paix
d'Utrecht en 1713 en fixant
la frontière sur la
ligne de partage des eaux
et en cédant aux Piémont
le Val Cluson, Oulx et Château-Dauphin,
a mis fin à cette
activité en même
temps qu'au Grand Escarton.
Dès lors a commencé le
déclin d'Abriès
accéléré par
la Révolution qui
a fixé à Aiguilles,
jugée plus centrale,
ses services administratifs.
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Un procès qui date de 1387
divise les communes d'Abriès
et Aiguilles ; long-temps après
cette époque, une sentence
arbitrale rendue par le tribunal
de Briançon et la cour royale
de Grenoble, a fixé pour limite,
sur la montagne en contestation,
une pierre dite blanchironosus.
Mais est-ce, suivant Abriès,
un rocher énorme sur lequel
on remarque du bleu, du noir et
du rouge ? Est-ce d'après
Aiguilles, une borne qui se trouve à la
limite de ses prétentions
?
Baron Jean Charles François
de Ladoucette,
ancien prefet des Hautes-Alpes (1834) |
Au début
du XIXe siècle, Abriès
comptait 2 000 habitants (contre 400
aujourd'hui). Pour nourrir cette population
on pratiquait la culture des céréales,
pourtant sensibles aux gels tardifs et
aux froids d'automne, jusqu'à très
haute altitude.
Les labours
se faisaient à la houe ou à l'araire,
ce qui nécessitait une main d'oeuvre
nombreuse. Celle-ci habitait des hameaux
aujourd'hui en ruine, voire disparus,
tels que le Villard, Malrif, Le Varenc,
la Gasque, Valpreveyre, Pra-Roubaud...
Aujourd'hui, seul le hameau du Roux est habité en
permanence.
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Ristolas
Au fond de la vallée du Guil,
Ristolas. C'est la commune du Queyras
dont le territoire est le plus vaste,
mais dont la population est aussi le
plus faible.
La guerre qui a détruit
le hameau de la Monta dont il ne reste
plus que la douane, les avalanches qui
ont eu raison de l'Echalp, tout semble
avoir voulu se liguer pour chasser les
habitants de ce coin de terre impitoyable
et magnifique. Le nom même du lieu
dit “la roche écroulée" rappelle
la violence des éléments
quand ils se déchaînent.
Mais dans les moments de calme, Ristolas
c'est une espèce de paradis terrestre
d'une nature inviolée qui depuis
des décennies abrite une réserve
de chasse.
L'accès à certains
secteurs a été limité à la
demande du Parc Naturel du Queyras pour
assurer la survie du tétra-lyre
qui a déjà totalement
disparu de nombreuses autres régions.
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En remontant le Guil, on atteint sa source à 2
815 m d'altitude au pied de ce Viso majestueux qui
du haut de ses 3 841 m contemple toutes les Alpes du
Sud ainsi que la plaine du Pô.
Le tour du Viso
en 7 jours avec nuits en refuges est une
expérience
qui ne s'oublie pas.
Mais sans aller si loin, une visite aux
lacs Foreant et Egorgéou dans lesquelles se mire la Taillante
la bien nommée avec escalade du Pain de Sucre
justifie à elle seule un séjour à Ristolas.
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