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| AIGUILLES
"J'ai
vu partir mes fils, j'ai pleuré leur
absence.
Mais je suis le Queyras qu'ils
n'ont pas oublié,
Parce que je
n'avais rien et que j'ai tout donné.
Je suis leur vieux Queyras des nostalgies
lointaines,
Du retour au pays et des
trop lourdes peines. "
D'après Hubert Leconte
Quand
il vient à Aiguilles,
village au bord du Guil
au centre du Queyras,
le visiteur s'interroge sur l'origine
de
ces belles maisons si différentes
dans leur architecture
de celles des autres
villages, sur cette mairie opulente qu'on
ne
s'attend pas à trouver dans une
bourgade de 450 habitants ...
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Très
vite le visiteur obtient la réponse.
Le 17 mars 1829 un terrible incendie
s'est déclaré à 6
h du soir ; les archives rapportent qu'il
s'est propagé avec la rapidité de
l'éclair et qu'à onze heures
du soir la commune n'était plus
qu'un monceau de cendres. 195 ou 200
maisons ont été détruites
en une soirée.
Nombreux
ont alors été les Aiguillons
qui sont partis, loin, parfois jusqu'en
Amérique où ils se sont
adonnés au commerce. C'est à leur
retour qu'ils ont construit ces belles
maisons, témoignages de leur réussite.
La maison
en fer conçue par Gustave Eiffel
est une curiosité à ne
pas manquer. On chuchote qu'elle serait
brûlante l'été et
glaciale l'hiver. |
Aiguilles
abrite des fonctions administratives et des
services importants. On y trouve en effet la
Maison du Queyras qui est le siège de
la Communauté de Communes et de l'Office
du tourisme intercommunal, la piscine, l'hôpital
et la pharmacie, unique dans tout le Queyras.
Le randonneur ne
manquera pas de monter au Petit Rochebrune
(3 083 m), ou se rendra à travers
le vallon de Peynin, aux versants adret et
ubac si contrastés, jusqu'au pic du
Peynin (2 897 m).
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